Mon road trip en Grèce pendant 3 semaines de kiff

La Grèce ! Ce pays fabuleux qui renvoie à une mythologie si riche, un héritage qui traverse les siècles et des récits tellement épiques ! Comment ne pas résister à l’envie de parcourir ce beau pays !?

Une première escapade d’une semaine à Athènes + Hydra en juillet 2019 m’avait convaincu que la Grèce était un endroit idéal pour réaliser un road trip et…à cheval entre 2 jobs, j’ai décidé de prendre mon sac à dos et me barrer à l’aventure !

Je vous emmène avec moi donc pour vous faire le récit de ces 3 semaines grecques !

880 km de bus / 640 km de ferry / 360 km de train / 280 km à pied / 90 km à vélo

Autant le dire tout de suite, j’ai zappé Athènes. J’aime Athènes, mais ce n’est pas ce que j’étais venu chercher. Ceci dit, pas plus de 3 jours à Athènes permet de faire le tour de ce qu’il y a de plus intéressant. Pour les choses à voir à Athènes c’est ici…y a même un Athènes vs Rome juste ici. Et pour d’autres road trip, c’est ici et .

….et juste avant de commencer, un peu de vocabulaire local pour se fondre dans le paysage, ou en tout cas essayer, et quelques infos générales :

  • Bonjour : Kalimèra ou Yassou/Yassas (selon le nombre d’interlocuteurs)
  • Bonsoir : Kalispèra
  • Au revoir : Adio ou Yassou/Yassas
  • S’il vous plait : Parakalo (vous l’entendrez vraiment partout)
  • Merci : èfkharisto
  • Oui : Nè / Non : Ochi
  • Bus : Léoforio / Bateau : Karavi / Port : Limani

La Grèce est 4 fois plus petite en terme de superficie que la France et compte presque 7 fois moins d’habitants. Le réseau routier est plutôt bon mais les distances sont relativement longues à relier. Le transport ferroviaire quant à lui est quasi inexistant comparé à la France (quelques lignes d’Athènes vers le nord).

En Grèce, on mange très bien, pour pas très cher généralement (tout dépend où, comme souvent). C’est une cuisine riche et variée qui amène une saveur supplémentaire au voyage. La traditionnelle salade grecque, l’inévitable moussaka, le petit (mais bourratif) souvlaki, ou la feuille de vigne farcie (Dolmadakia), la cuisine grecque offre une variété de plats pour tous les goûts, ou presque.

  • Vol AR : 250€ (comparateur sur skyscanner)
  • Hôtel : 773€
  • Frais de déplacement : 263€ (bus, ferry, train)
  • Repas : 180€
  • Activité : 88€

Mon voyage m’a coûté en moyenne 62€/jour (hors vol)…plus que prévu initialement

Voilà une bonne chose de faite ! Maintenant, Let’s go !!

Après avoir rejoint la gare routière d’Athènes, et un trajet de 2h30, me voilà dans le Péloponnèse. Ce trajet passe par Corinthe, pour ceux qui voudrait prendre le temps de s’arrêter pour voir le canal.

Pour info, le bus X93, relie l’aéroport au Terminal A (pour les départ dans le Péloponnèse, le Terminal B dessert le nord). Pour Nauplie, il y a une quinzaine de départs quotidien à checker sur le site KTEL. Et en parlant de la compagnie KTEL, j’ai personnellement eu pas mal de difficultés à bien vérifier les horaires (plusieurs sites en fonction des régions…d’une complexité sans nom). Pour m’assurer d’avoir les bons horaires et les bonnes connexions, j’utilise ROME2RIO, toutes les connexions étaient bien affichées avec les bon horaires !

Nauplie est réputée pour être une ville touristique romantique. Et il est vrai qu’elle est plutôt charmante, sans être extravagante non plus. C’était pour moi, ma première base de départ pour aller à la découverte de sites antiques aux alentours…et profiter d’un premier bain dans le golf d’Argolic.

Nauplie vue du fort Palamède

Nauplie offre de belles petites balades dans son centre, au milieu de nombreux restaurants et bars. La ville s’anime particulièrement le soir à partir de 21h pendant la période estivale, et c’est d’ailleurs surprenant de voir les magasins ouverts en nocturne en semaine.

J’ai particulièrement apprécié la visite du fort Palamède, accessible depuis le centre…mais près de 1 000 marches à gravir ! Ou en faisant le grand tour par la route. L’entrée du fort coûte 8€ et permet, en plus de la vue sur la baie de Nauplie, de visiter une immense citadelle perchée à 216m d’altitude.

En plus de Palamède, il est possible de visiter Akronauplie, autre forteresse en contre bas du Fort Palamède, plus accessible mais moins intéressante. Elle offre néanmoins un point de vue différent sur la baie de Nauplie et un vieil hôtel de renom anciennement, à l’abandon (pour les fans d’Urbex).

Dans les balades sympa , celle reliant la plage de Karathonas en passant par le fort Palamède, puis retour par le bord de mer vaut le détour. Si la route entre le fort et la plage ne représente aucun intérêt (en bord de route…pas envisageable avec des marmots), le retour sur le bord de mer est plutôt canon.

Dans les autres activités, de nombreux endroits sympa sont à visiter, l’église Panagia (vaut le détour), l’église Spiridonos ou l’église des Francs.

Mycènes, cité préhellénique de l’âge de bronze, a été ma toute première visite. Accessible en bus depuis Nauplie, la cité n’est pas très loin, cependant peu de correspondances sont faites à la journée.

La cité date du XIIème siècle avant JC et est chargée d’histoires et légendes nombreuses. Il ne reste que des vestiges du site avec de vielles pierres qui ont plutôt bien survécus mais ce seront les férus d’histoire qui apprécieront le plus ce site.

Dans les principaux points d’intérêt de la visite, on trouve la porte des Lionnes (encore très bien visible), le tombeau de Clytemnestre, le cercle royal, la citerne. Le musée, avec 2500 pièces, est compris dans le ticket d’entrée et complète la visite.

Le site est assez grand, et 2h de visite peuvent suffire pour en faire le tour.

Petite info complémentaire, ne ratez pas le premier site qui se situe sur la gauche en arrivant, à 300-400m du site principal. Il permet de visiter le trésor d’Atrée, un magnifique tombeau royal.

Epidaure est d’une toute autre saveur. Ce site m’a plus emballé que celui de Mycènes. Plus proche de nous historiquement, il a mieux survécu aux affres du temps. Le site est également accessible en bus depuis Nauplie.

S’il est bien plus fréquenté que Mycènes, le principal intérêt est son théâtre qui vaut largement le coup de s’y rendre. Magnifié par le paysage environnant, le théâtre est sublime. Il faudra vous intéresser particulièrement à l’acoustique impressionnante. Placez vous sur la marque sur la scène et poussez la chansonnette ou tout autre son pour découvrir cet acoustique.

Le site est complété par des ruines de temples, sanctuaires, en contre-bas qui valent que nous nous y attardions également.

Quelques colonnades, les ruines du sanctuaire d’Asklépios, du stade antique, ainsi que le petit musée, permettent de compléter la visite et de continuer le voyage dans le temps.

Cette visite marquait la fin de mon étape dans le Péloponnèse pour rejoindre d’autres contrées grecques. Ceci étant dit, cette étape aura été une première approche agréable qui m’aura permis de lancer mon aventure de la meilleure des façons.

  • Nauplie en grec : Nafplio
  • Région du Péloponnèse
  • Un peu plus de 14 000 habitants
  • Hôtel : Park Hotel _ situé dans le centre, proche de la station de bus
  • Quelques plages sympa : Aravanitias (galets), Karathonas (sable), Neraki

Delphes a été mon grand coup de cœur de ce voyage, et ce fut en plus un coup de cœur inattendu. J’avais initialement un peu d’appréhension sur les choses à faire à Delphes mais la beauté du coin a vite remplacé ce sentiment. Le village n’est pas très joli. Il est bordés par 2 routes principales à sens unique peuplées de restaurants, de petites boutiques de souvenirs, ou d’hôtels. La période hors saison m’a permis de pouvoir profiter du village avec moins de visiteurs qu’habituellement, et principalement des touristes locaux.

L’hôtel où j’ai résidé bénéficiait d’une vue magnifique jusque Itéa et la mer des oliviers. J’ai eu le plaisir d’admirer une des plus belles vue de mes voyages, à n’en pas douter.

Le site archéologique de Delphes, situé au pied du mont Parnasse, abrite de nombreux trésors. Ce site est vraiment un must et la visite monte progressivement en émotion. Le site est impressionnant de beauté, magnifié ici aussi par le cadre naturel. Les grecs ont vraiment bon goût !

Il s’agit, de loin, de l’un des plus beaux sites à visiter en Grèce. Bien documenté, on apprend beaucoup de choses au court de la visite. Pour moi, il faut vraiment prendre son temps pour le visiter et en apprécier sa beauté. Par contre, il vaut mieux y aller tôt. Les bus de touristes arrivent en masse en fin de matinée.

La visite est vraiment agréable et ponctuée de vestiges plus intéressants les uns des autres.

On emprunte la Voie Sacrée pour découvrir progressivement :

  • Le trésor des athéniens
  • Le rocher de la Sibylle
  • Le trépied de Platées
  • Le grand temple d’Apollon
  • Le théâtre
  • Le stade

A l’extérieur du site principal, en contre-bas de la route principale, le second site est accessible gratuitement. Bien plus petit, et avec une partie fermée pour restauration, on y visite la Tholos, rotonde du IVème siècle AV JC.

Visiblement boudée par les autres visiteurs du site principal lors de ma visite, j’ai pu profiter d’une visite VIP du site.

Comme pour Epidaure, la visite se complète d’un musée qui permet d’en apprendre encore davantage sur ce site incroyable. C’est un petit musée qui dispose de pièces magnifiques qui valent qu’on s’y attarde, la statue de bronze de l’Aurige entre autres trésors.

Qui dit montagne, dit rando ! Et il y en a quelques unes sympas.

Une première qui part de Delphes et monte jusqu’au mirador du mont Parnasse. Ca grimpe un peu sur un peu plus de 400m de dénivelé positif mais la vue est sympa. Prévoir de l’eau s’il fait chaud car ça peut cogner sévère.

Une autre qui part de Delphes rejoint Itéa en bord de mer, en 3h – 3h30. Tout est en descente et les courageux peuvent faire l’aller-retour, sinon retour possible en bus (mais attention aux horaires, sinon en taxi). Ici la vue est cool aussi, elle donne sur la mer des oliviers, si belle à voir depuis Delphes. Il est possible de s’arrêter dans le petit village de Chrisso, à 4km de Delphes. Peu de choses à voir mais c’est sur la route.

Arachova est une petite ville située à 12km de Delphes, surtout fréquentée par les Grecques pour les vacances d’hiver. Peu d’intérêt, la ville offre quelques jolis points de vue. Le petit clocher est sympathique, quelques petites églises agrémentent la visite mais cette étape est vraiment optionnelle.

  • Delphes en grec : Delphoi
  • Région de Grèce centrale
  • Signifie ‘nombril du monde’
  • Hôtel Tholos _ situé dans les hauteurs de Delphes

Passer de Delphes à Kalambaka a été un peu dur, en tout cas à l’arrivée. La ville n’est vraiment pas belle à mon goût, on sent le tourisme de masse, et il faut prendre de la distance pour enfin avoir une belle vue sur les météores.

Mais bon, on ne vient pas à Kalambaka pour ses ruelles mais les météores, et surtout les monastères. Et que dire de ses monastères !

Les météores sont une formation géologique particulière qui confère au lieu un paysage tout à fait saisissant. Le spectacle qu’offre la combinaison de la nature et des monastères, ne peut laisser de marbre et on ressent une admiration pour la volonté qu’il a fallu aux Hommes pour construire ces monastères.

Cette formation rocheuse a été ‘colonisée’ par les moines à partir du XIème siècle. On compte aujourd’hui 6 monastères en activité :

  • Le monastère d’Agios Nikolaos
  • Le monastère du Grand Météore (le plus ancien des 6, et aussi le plus grand)
  • Le monastère de Varlaam (celui qui offre le plus beau ‘profil’)
  • Le monastère de Roussanou
  • Le monastère d’Agia Triada
  • Le monastère d’Agios Stephanos (habité par des religieuses)

Chacun d’entre eux méritent qu’on prenne le temps de s’y attarder. Ils ont tous un caractère différents et quelque chose d’unique à offrir. Pour moi, celui avec la plus belle nef est le monastère d’Agios Nikolaos. Petite nef intimiste et silencieuse qui apaise le visiteur. Grand Météore est le plus raffiné de tous avec une très jolie cour, une architecture très soignée et une vue imprenable.

Tout est faisable à pied depuis Kalambaka ou Kastraki. Que ce soit au départ de Kastraki ou de Kalambaka, juste un bout de quelques kilomètres (1/3 je dirais) se fait en mode rando par la forêt, les 2/3 restant correspondent à de la marche en bord de route (relativement large tout de même).

L’avantage d’être à pied tout du long, est de pouvoir choisir les angles de vue et de vraiment profiter à chaque instant d’une vue différente.

  • Aussi prononcée Kalampaka
  • Région de Thessalie
  • Population : un peu moins de 9 000 habitants
  • Hôtel : Alexiou Hôtel_ situé à l’entrée ouest de la ville

Spetses, petite île du golfe Argolique de 27 km², offre un cadre calme et idyllique. Très peu connue des voyageurs, qui lui préfère Hydra plus au nord, elle est néanmoins une jolie destination pour qui veut un peu de tranquillité. Située à 3h en ferry du Pirée, ce peut être un bon moyen de clore un séjour.

Un seul endroit est fréquenté, un peu désorganisé…la ville principale où on retrouve bars, restaurants, hôtel ou boutiques de location de scooter / quad / vélo. Spetses est un endroit privilégié par les athéniens pour un weekend détente et fiesta (avec un petit côté jet set vu la taille des yachts)

Le tour de l’île en vélo se fait très bien avec quelques passages difficiles en montée (quand on n’a plus l’habitude). Le chemin est parsemé de spots où s’arrêter pour admirer la vue et prendre quelques clichés.

Pour être honnête, j’ai beaucoup apprécié Spetses. Je ne m’attendais pas avoir d’aussi jolis coins de mer bleu turquoise. Deux coins principaux à ne pas manquer : la plage de Zogeria et la grotte de Bekiri.

  • Petite île de 27 km²
  • Nombre d’habitants : 4000
  • Hôtel : 7 Islands_ situé à une vingtaine de minutes du bord de mer…mais très bon hôtel

Pour celle-ci…ma gringa m’a rejoint. Et oui, quand même ! Une île dans les Cyclades, pour la première fois, ça se partage obligatoirement.

Et nous avions longtemps hésité entre Santorin, Mykonos, Naxos, Lipsy (pas connu mais à retenir pour une prochaine), Corfou, Zakynthos…bref, de nombreuses îles. Le choix s’est porté sur Paros pour plusieurs raisons (coût, trajet, plages, occupations).

Il m’a fallu un peu de temps pour apprécier Paros. La végétation étant très aride, le regard ne trouvait que peu de choses où s’accrocher…mais petit à petit la beauté de Paros se révélait.

Naoussa a été notre résidence pendant toute la durée du séjour. Et quelle résidence ! Nous avons résidé à la Rivière Résidence, en plein centre de Naoussa. Un accueil comme rarement j’ai connu de la part de notre hôtesse et une grande gentillesse. Elle aura été aux petits soins pendant tout notre séjour, et de bons conseils…jusqu’à nous accompagner en balade sur le point culminant de l’île pour notre dernier jour !

Bref, Naoussa est très touristique. Resto et hôtels à perte de vue (de ma vue en tout cas)…mais les jolies maisons bleues et blanches embellissent largement le coin. Les spots ne sont pas les plus mignons de l’île mais le rythme est agréable.

Dans le nord ouest de Naoussa se trouve le premier spot d’intérêt du coin, paraglia Monastiri. Petite plage de sable (ou de terre) pavée de parasol avec bar et restaurant, et avec à proximité le petit monastère de St Jean de Déti, assez photogénique.

A proximité, et en continuant vers le nord, une petite balade amène vers un phare, à la pointe de l’île.

Quelques plages à proximité, mais pas toutes parmi les plus jolies : Kalamia, Molos, Piperi, Arnagyroi, Lageri.

Parikia est le port d’arrivée. Plus authentique que sa voisine Naoussa, elle reste tout de même très touristique. On y retrouve le musée byzantin ainsi que le musée archéologique.

La visite est assez rapide a faire mais avec quelques points d’intérêts tel que la basilique Ekatontapyliani ou encore les ruines du château de Parikia

A la différence des deux autres villages, Lefkes est situé dans les hauteurs de Paros et offre une vue jusque la mer. Petit village blanc perdu dans la montagne, il est accessible en vélo (mais ça grimpe quand même pas mal).

Lefkes se visite en déambulant dans ses ruelles calmes. Il doit être possible de faire quelques randonnées mais le manque de temps ne nous l’a pas permis. En voiture, il est possible de continuer la route pour atteindre le point culminant de l’île. Cependant le point a été investit par les pylônes qui dénaturent la vue.

Ultime étape du voyage, l’île d’Antiparos a vraiment été le coin le plus sympa de tout Paros. Seul regret, de ne pas y avoir passé plus de temps. Cependant, c’est un peu plus isolé et donc moins d’activités.

Les plus belles plages que nous avons pu voir se trouvaient sur Antiparos. La plage de Livadi (sur la côte ouest), celle de Sifneiko vaut le détour (au nord du port, mais présence de petites méduses, à vérifier), celle en partie naturiste (à l’est du port), Faneromeni (dans le sud), ou encore Glyfa.

Dans les autres activités les plus intéressantes à faire sur Antiparos, il est possible de visiter le petit village de Chora, de visiter la grotte d’Antiparos…ou la grotte sous-marine via un tour en bateau (pas fait personnellement mais le coin à l’air magnifique)

Chaque jour une découverte, chaque jour une nouvelle image gravée dans la mémoire. La Grèce est vraiment un pays riche de paysages et de sites archéologiques à découvrir. Et pourtant, il en manque encore beaucoup à découvrir. Le Péloponnèse d’abord avec Mystra, Monemvassia, Olympie, la Grèce du nord avec le mont Olympe, Thessalonique…et puis les îles (Corfou, la Crète, Rhodes…)

Y retourner sera forcément un plaisir immense et une joie pour les yeux…et les papilles !

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